
Ce mois-ci dans Géo, séquence « ÉVASION » – Dans l’Amérique de Jack Kerouac…
Au début des années 1950, l’écrivain a arpenté le continent d’est en ouest avec pour seul bagage l’envie de vivre chaque instant. Un voyage légendaire, une route mythique.
C’est cet itinéraire que nous avons refait avec l’ami Matthieu Paley. Vous trouverez dans « Géo » des photos complémentaires à celles du livre sorti il y a quelques semaines aux éditions de La Martinière et disponibles ici : Dans les roues de Jack Kerouac sur Amazon
Je viens de terminer le récit de « Dans les roues de Jack Kerouac » qui racontera aux Editions de La Martinière notre épopée avec les hobos, hippies et autres cowboys des temps modernes à travers les USA… A paraître prochainement… Le montage du film commencera dans une semaine.
Mais voilà que les sacs caméra sont déjà prêts… Départ ce lundi pour la Mongolie. Un voyage à la rencontre des nomades du pays… Au programme, des fils d’éleveurs débarqués en ville qui se mettent au rap, des mormons voyageurs missionnaires venus de Salt Lake City pour évangéliser, et bien sûr la vie sous les yourtes…
En attendant ce week-end, RDV ce vendredi 10 juin sur la radio Le Mouv pour évoquer de 9h à 10h Nomades Land et les Nouveaux Explorateurs…
Le Grand Nord… L’Up North comme on l’appelle au Canada, est une des régions les plus isolées du monde. Bien que le Grand Nord occupe 40 % de la superficie totale du Canada, cette région n’est habitée que par 0,3 % de la population. Et tous, pour des raisons qui leurs sont propres, mais surtout à cause de la taille du territoire sont voués à être un jour ou l’autre sur la route.
Pendant plus de six mois, les températures sont inférieures à 0°C. Pour « Nomades Land dans le Grand Nord », l’équipe a du affronter 3 jours à -50°C, puis une semaine de blizzard où les vents ont soufflés jusqu’à 190km/h. On ne triche pas dans le Grand Nord !
C’est en plein hiver pourtant que la saison est la plus propice aux déplacements… On roule plus facilement sur une rivière ou un lac gelé qu’en été. Il y a moins de moustiques aussi.
J’ai emprunté la Dempster Highway du Sud au Nord, sur près de 2000km pour rencontrer les gens de la route, pour me faire sa propre idée du territoire. De ce voyage vertical qui permet de donner au soleil le temps de se lever…
Mon voyage a commencé avec un bien drôle d’Elvis Presley… Un chanteur itinérant qui se prend pour le King depuis qu’il a rencontré les extra-terrestres. Puis j’ai décidé de rejoindre Dawson City, la ville des aventuriers chercheurs d’or. Mon voyage se prolonge ensuite avec un trappeur, un véritable coureur des bois qui passe ses hivers à poser et lever des pièges. Une communion avec la nature s’installe : celle de la survie…
Le voyage se prolonge toujours plus au Nord, en direction de Tak où j’ai rendez-vous avec des éleveurs de rennes et des Inuits.
Rencontre avec Elvis Presley dans le Grand Nord… par chriscousin
DIFFUSION DIMANCHE 12 JUIN A 15h10
REDIFFUSION :
Dimanche 12/06 à 16:35 – Canal+ Décalé
Dimanche 12/06 à 16:40 – Canal+ Horizons
Lundi 13/06 à 06:50 – Canal+ Décalé
Mercredi 15/06 à 15:00 – Canal+ Polynésie
Mercredi 15/06 à 15:05 – Canal+ Horizons
Mercredi 15/06 à 15:20 – Canal+
Je prépare actuellement une grande traversée des US, d’Est en Ouest, dans les roues de Kerouac et suis actuellement le nez dans les cartes, à rêver d’un ranch où on « run a wagon », et de hobos au fil du rail… Ca va être de la bombe !!!
Aujourd’hui est le bout du tunnel de presque 4 mois de voyages et de tournages. Après le Grand Nord et ses -50°C pour Canal+ et « Les Nouveaux Explorateurs », j’ai passé 3 petits jours en France avant de repartir dans la jungle népalaise en compagnie des Radjis chasseurs de miel puis dans la vallée de Kathmandu sur les briqueteries, deux sujets réalisés pour « Faut pas rêver ». Le montage vient de se terminer. Tout cela devrait être prochainement diffusé.
Dans l’attente, voici la possibilité de revoir un extrait de « Nomades Land en Ethiopie », vous avez été nombreux à me le réclamer :
Nomades Land en Ethiopie par chriscousin
Votre programme télé :
En Ethiopie, la route voit passer des caravanes, de l’or, des chameaux, des mules et du sel. A la frontière avec le Kenya, Christophe Cousin croise des Gabras, qui se ravitaillent en eau dans des puits creusés à même la roche. Après avoir séjourné dans leur campement, il rejoint la frontière avec le Soudan. Puis il retrouve les pèlerins du monastère de Debre Damo, au nord. Son voyage se termine en plein coeur du Dallol, qui signifie «désintégré» en langue afar.
Les autres diffusions Nomades Land :
Canal+ Family : Samedi 26 février 03h55 – Nomades Land en Roumanie
Planète : Samedi 26 février 12h05 – Nomades Land sur Le Mékong
Canal+ : Dimanche 27 février 15h05 – Nomades Land en Ethiopie
Canal+ décalé : Dimanche 27 février 16h35- Nomades Land en Ethiopie
Canal+ décalé : Lundi 28 février 06h50- Nomades Land en Ethiopie
Canal+ : Mercredi 02 mars 15h35- Nomades Land en Ethiopie
Canal+ Sport : Jeudi 03 mars 01h50- Nomades Land en Ethiopie
Merci au docteur Cauchy pour l’assistance téléphonique : à priori, ce sont des gelures du premier degré… Il faut juste prendre un peu d’aspirine à 250mg par jour et faire attention, mais pas de risque…
Par contre, on recherche maintenant un mécano… Aérodrome de Dawson City, l’avion qui devait nous emmener à Inuvik a atterri il y a 3h avec une grosse fumée bleue/noire… On est montés à bord. Il devait repartir aussitôt. Le pilote a coupé les moteurs. Une voix a annoncé un problème de filtre à huile. On a du redescendre… Tout le personnel de l’aérodrome (3 pax au total) est mobilisé autour d’un seau dans lequel coule un liquide d’une drôle de couleur… Pour l’instant on attend.
1 caméra cassée
3 jours entre -43 et -50°C
17 jours entre -25 et -43°C
15 vomissements en une nuit pour le caméraman
1 semaine perdue
1 bagarre évitée de justesse avec le fixeur
1 brisure de glace sous le passage du skidoo sur la rivière Yukon gelée
1 départ en expédition pour chaque séquence. 1 prière pour chaque retour
1 route fermée entre Dawson et Inuvik => obligés de prendre l’avion
8 ans que ce n’était pas arrivé : l’avion n’a pas pu atterrir à Inuvik à cause d’une tempête de vent. L’aile droite de l’appareil a gelé à la première tentative. C’était aujourd’hui et on était dedans. Retour en urgence à la case départ. Rentrés à Dawson…
2 doigts hésitants entre le blanc, le rouge et le noir. Si dans 2 jours ils virent au noir, il faudra couper…
Ca commence à faire beaucoup. On est supposés rentrer dans 4 jours et y’a encore du taf!
-43°C ce matin… Départ pour la ligne de trappe encore compromis… Ici à cette température, le métal casse comme du verre… Ce tournage commence à devenir flippant…
Une tente, un poil, un marteau-piqueur, beaucoup de whisky… Demain, on part rejoindre 2 frères perdus au milieu du Grand Nord par -30 degrés et qui passent une partie de leur temps au fond des bois à creuser un puits dans l’espoir de trouver de l’or… A chacun son hiver…
Bonjour ,
L’Ethiopie est maintenant derrière moi. Le montage du film est terminé et la diffusion aura lieu en février sur Canal+.
Mais si le silence vous a accompagné ces dernières semaines, c’est pour mieux vous préparer la suite… Earl m’attend…
Demain, je m’envole pour Montréal, pour Vancouver, puis pour Whitehorse, capitale du Yukon. Je projette d’emprunter la Dempster Highway, une autoroute de glace qui traverse le Grand Nord et me conduira 2000 km plus loin à Inuvik dans les Territoires du Nord Ouest.
Earl habite au milieu de nulle part, à une journée de skidoo de Dawson City où on annonçait -45°C il y a quelques jours. J’imagine qu’avec la distance, il fait encore plus froid. Earl m’attend, les pilotes qui vont ravitailler les villages indiens, les camionneurs sur les rivières gelées, les Inuits, Tagish Elvis qui dit avoir été heurté par une météorite avant de prendre la route pour chanter de cabaret en cabaret aussi…
Le Grand Nord, c’est pour demain… Et en suivant viendront le Népal et les Etats-Unis… Sauf si j’ai décidé de rester là-bas, dans une cabane, au coeur du silence et du grand blanc pour chopper le raton et le vison…
A bientôt.
Chris
Bonjour ,
Une fin d’année difficile… Des grèves, une économie qui s’essouffle, des avions bloqués au sol à cause de la neige…
Et au même moment, des hommes venus des quatre coins de l’Ethiopie et qui s’enfoncent dans des puits creusés de leurs propres mains, à plus de 40 mètres de profondeur, dans l’espoir de trouver de l’or… A deux jours de voyage de là, des éleveurs qui s’aventurent – la kalach en bandoulière – à la frontière avec le Kenya pour trouver un peu d’eau ou d’herbe fraiche pour leurs troupeaux… (L’Ethiopie m’aura « vrillé la tête ». Destination de mon dernier voyage pour Canal+ dans la série des « Nouveaux Explorateurs », le film qui en est issu sera diffusé au moins de février)…
Un peu plus loin encore, sur le Mékong – ou plutôt au fond – un trésor, celui de la canonnière La Grandière… Une cargaison d’objets sacrés, une statue de Bouddha en or massif… Mais surtout beaucoup de rencontres : des pêcheurs, des capitaines au long cours, des chasseurs d’insectes… Tous sont prêts à braver les remous du fleuve mais surtout ceux de la vie… En quête de survie… (Les Aventuriers du haut Mékong, c’est ce soir sur Planète Thalassa à 20h40).
Rediffusions : 7/1 à 10h20 – 8/1 à 17h50 – 10/1 à 14h30 – 13/1 à 10h25 – 13/1 à 23h40).
Le monde connaît ses incohérences mais l’espoir est le moteur du nomade. A y regarder de plus près, le bonheur n’est jamais très loin… Surtout sur la route, et malgré les galères !
Heureuse année 2011.
Bon vent,
Chris
Illustration de Gilles Pascal extraite de « Il était une fois en Ethiopie » bientôt diffusé sur Canal+.
C’est ce dimanche qu’aura lieu la diffusion de Nomades Land en Inde… Une traversée inattendue du pays, « on the road ». Avant de partir, les spécialistes me confiaient que les rabaris – éleveurs nomades du Rajasthan avaient disparu depuis au moins 30 ans. Sur internet, aucune information. En réalité, ils passent 8 mois de l’année sur la route et ne restent jamais plus de 3 jours au même endroit. C’est mon 5ème voyage en Inde et chaque fois le pays me révèle une nouvelle face cachée. Rien ne vaut la route, la piste, le sentier pour se faire sa propre idée du monde…
Je repars dans quelques jours pour l’Ethiopie, en quête de ces nomades de la frontière avec le Kenya, de ces caravanes de sel, de ces pèlerins prêts à s’affranchir des montagnes… Un sacré voyage m’attend…
PROGRAMME DES REDIFFUSIONS DES NOMADES LAND :
Canal+ family / Samedi 25 septembre 04h45 / Nomades Land Mékong
Planète / Samedi 25 septembre 12h05 / Destination l’Australie
Planète / Dimanche 26 septembre 03h35 / Destination Yakoutie
Canal+ / Dimanche 26 septembre 15h05 / Nomades Land Inde
Canal+ décalé / Dimanche 26 septembre 16h40 / Nomades Land Inde
Canal+ décalé / Lundi 27 septembre 06h50 / Nomades Land Inde
Planète / Mercredi 29 septembre 03h25 / Nomades Land Kirghizistan
Canal+ family / Jeudi 30 septembre 03h00 / Roumanie
Canal+ sport / Jeudi 30 septembre 04h30 / Inde
Canal+ family / Jeudi 30 septembre 20h45 / Inde
Dans ce nouvel épisode des « Nomades Land » à venir sur Canal+, c’est l’Inde furieuse que je veux retrouver. L’Inde et les indiens en mouvement. La route en Inde est comme la vie : tourmentée et imprévisible, à la différence prêt qu’elle ne s’arrête jamais. Et celle que je souhaite illustrer c’est celle d’aujourd’hui, mélange de traditions et de modernisme. On compterait encore 80 millions de nomades dans un pays qui rejoint trop vite les standards de réussite et de progrès.
Le ton du film sera à l’image du pays : vif et original.
Mon voyage commence en pleine folie, en plein cœur de la Kumba Mela, plus grande fête religieuse du monde. Cette année, c’est Haridwar qui la reçoit, l’une des sept villes sacrées de l’indouisme. Je m’y rends avec des pèlerins bien sûr, chargés comme des moutons dans des camions bennes. Une fois sur place, je retrouve les autres, chacun appartenant à sa caste, à sa communauté. Certains ont voyagé nus pour marquer leur détachement au monde, d’autres ont effectué des centaines de kilomètres à pied. Chacun vient avec ses raisons, en quête de vérité, s’immerger dans les eaux du Gange pour fêter Ganesh et les 330 millions de dieux Je les accompagne dans leur quotidien en attendant le bain le plus important qui a lieu le 14 avril.
Je quitte la grand messe pour retrouver la capitale à dos de mobylette, accompagner le quotidien de celui qui veille sur la ville : un fonctionnaire qui empêche de son langur la prolifération des macaques dans les ministères. Une transition toute légère pour retrouver le bitume et les nomades du Rajasthan, les ancêtres des tsiganes.
De là débutera une longue itinérance sur la route, de rencontre en rencontres, en tuk tuk, en taxi Ambassador, en charrette… Pour nourrir mes propres itinérances avant de rejoindre enfin l’antithèse du début de mon voyage : les Gurubusters : des mécréants qui se prennent pour des demi-dieux et vont de village en village afin de convaincre la population que les dieux n’ont jamais existé…
Bonjour,
Atmosphère orageux sur Paris ce matin… Les arbres de la cours frissonnent enfin au vent et les nuages courent vers l’Est. La pluie chante et les pigeons se taisent. « Le fond de l’air est frais » comme dit Dutronc. La nature est en pleine réflexion.
Ce matin, à l’abri de mon toit, les atlas sont ouverts en face de moi. Ils tentent une traversée de mon bureau de bois, pleins d’une espèce de témérité joyeuse, leurs pages pour voiles, gonflées d’interrogations persistantes et énervantes. Les frontières entre le désir et l’exploration sont mal dessinées.
Je rêve aux voyages qui m’attendent : les moissons du Gâtinais, le Sud de la France, l’Ecosse peut-être, l’Ethiopie pour septembre, la côte Est américaine, l’Alaska… Autant d’invitations pour l’inconnu. Le destin de l’homme est de connaître. Je vous souhaite donc de partir, même près de chez vous, en nomade, par pur besoin de curiosité.
Et pour ceux qui restent, voici deux rendez-vous à ne pas manquer :
+ Le 15 juillet 2010 à 13h10 : rediffusion en clair sur Canal+ de Nomades Land sur le Mékong
+ Le 13 août 2010 à 13h10 : rediffusion en clair sur Canal+ de Nomades Land en Roumanie
A très bientôt. Ici ou ailleurs.
Bon vent,
Chris
Parcourir le monde pour vivre avec les nomades. Au gré de l’itinérance, comprendre le rapport qu’entretient l’homme à l’espace. A vouloir arpenter la Sibérie ou le Sahara, j’ai failli comme beaucoup ignorer une réalité : en Europe aussi nous avons nos nomades : les roms.
Les roms sont l’objet de tous les fantasmes quant aux raisons qui les poussent à l’itinérance. Tantôt on les fait descendre du fils de Caïn, tantôt de Noé. D’autres encore leur ont trouvé des liens avec les mages de Chaldée, des Atlantes, de Syrie, d’une des tribus perdues d’Israël, des Égyptiens de l’époque pharaonique, ou d’anciennes tribus Celtes du temps des Druides. Depuis quelques décennies, les linguistes nous l’on dit : ils viendraient d’Inde du Nord.
Mais aujourd’hui, aucun Rom ne se préoccupe vraiment de savoir d’où il vient. Pour eux, la considération d’un nouveau départ importe plus que celle de l’origine.
En Roumanie, et particulièrement dans les contrées mystérieuses de la Transylvanie, au contact des Roms les plus traditionnels d’Europe et dans le détail des campagnes, j’espère mieux comprendre ceux qui arpentent nos routes d’Occident. J’ai choisi la Roumanie parce qu’il fallait bien un pays ; j’ai choisi la Roumanie parce qu’y « réside » aussi le roi des Roms. Parce que vivent encore sous forme de castes de vrais roms nomades, qu’ils soient avec leurs chariots et leurs chevaux occupés au commerce du fer : les calderashs, marchands de chevaux : les grastareas, ou encore musiciens. Car partout, sédentarisés ou non, vivant sous des tentes et parfois même sur des décharges, tantôt forgerons, tantôt vanniers, leurs traditions restent : la famille avant tout, des savoirs faires qu’on se transmet, et parfois de la musique, de la danse, des chants pratiqués avec passion.
Tenter de savoir ce qu’il reste de nomadisme chez les Roms, tenter de savoir ce qui fait aujourd’hui un Rom. Tenter de vivre pour un bout de route à leurs côtés. Voilà la considération de mes nouvelles « explorations ».
Dimanche 24 janvier 2010 à 14h55 sur Canal+.

De la mer de Chine méridionale aux hauteurs du Tibet, le Mékong déroule son long fil à travers l’Asie. Un fleuve indécis et versatile, qui change de visages selon ses humeurs. On l’appelle « les neufs dragons » au Vietnam, « la Grande Rivière » au Cambodge, la « Mère des eaux » en Thaïlande en Birmanie et au Laos, « les eaux turbulentes » en Chine, « la rivière de rocher » au Tibet.
J’ai voulu remonter son cours, partir à la rencontre de ces populations qui vivent au rythme de ses crues et de ses humeurs. Et puis bien sûr, trouver le prétexte à l’itinérance. Je l’ai parcouru au Vietnam puis au Cambodge : deux pays que tout oppose. La candeur et l’effervescence pour l’un, la quiétude et la douceur pour l’autre. Sur ma route d’eau, j’ai croisé des marchands, des pêcheurs, des trafiquants… Leurs cargaisons chargées de rêves et d’espoir. C’est à ce voyage, en toute légèreté, que je vous invite ce :
Dimanche 13 septembre 2009 à 14h40 sur Canal+.
« L’or des gitans ne brille ni ne tinte ; il luit dans le soleil et hennit dans l’obscurité. » Proverbe tsigane.
Me voilà rentré de l’Est, les yeux chargés du sang de ceux qui s’affalent dans les fossés, à regarder le soleil se coucher. Les tsiganes tournent le dos à leurs origines et s’accommodent d’un quotidien sans cesse renouveler : sortir de l’avenue principale, prendre par les petits chemins, regarder droit devant et fièrement, s’arrêter au troquet du village pour se charger le gosier d’alcool, s’emparer des bouteilles qui n’ont pas encore été vidées ; reprendre la route, et espérer enfin que les chevaux reconnaissent le lieu de la prochaine nuit.
Nous repartons au petit matin dans l’espoir de trouver un terrain où la police ne viendra pas, un champ de cerises où le propriétaire ne regardera pas. Tourner le dos à ses origines n’empêche pas de trainer derrière soit le poids de son passé ; mais donne parfois une bonne raison de voyager.