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Posté le 17-01-2009
dans la catégorie Actualité, Far West américain, Nomades Land (Canal+) par christophe

Afin de mieux appréhender ce qui reste des évocations légendaires de l’Ouest américain, j’ai choisi de parcourir les États-Unis en cheminant à travers les plaines. Aux abords de la frontière mexicaine jusqu’aux contreforts des Rocheuses, prendre contact avec ceux qui peuplent toujours ces grands espaces inhabités. Tels des nomades, ces hommes épris de liberté expliquent comment ils inscrivent leur existence sur la route.

 
 
 

juil
08

Bonjour,

 

Quatrième voyage « aux States ».
Mon parcours : un étrange zig-zag par l’Arizona, le Nouveau Mexique, le Colorado, le Nevada, à destination de la Californie et de San Francisco d’où je vous écris – La ville où l’on va-et-vient avec des fleurs plein la tête. Je me suis attaché cette fois à celui que je ne reconnaissais qu’une fois passé dans mon dos, cet Ouest que les géographes appellent : le vide intérieur. Mes guides : les hommes en mouvement.

 

Car « faire route aux Etats-Unis » est presque devenu un euphémisme. Le bitume est partout, la route s’adopte grâce au programme « adopt an highway », on dort part des motels (motor hotels), pendant que le pays entier continue de se remplir. Pleins de bouffe pour les hommes, pleins d’essence pour les caisses. Et on repart, gras et immobile dans son automobile. Seule l’idée de pouvoir enfin marcher au-delà l’horizon semble encore pouvoir attiser la gourmandise du voyageur.

 

 

A la frontière avec le Mexique, en compagnie de Mike l’indien Tohono qui approvisionne les clandestins sud-américains en eau, et contre les minutemens surveillants le mur, j’ai tenté d’apercevoir le rapport qu’entretiennent les américains avec leur territoire.
Avec les constructeurs de lignes à haute tension qui se succèdent aux constructeurs de lignes télégraphiques, j’ai revécu la conquête de l’Ouest. Les fils solitaires chantent toujours en plein désert. Et à leur rythme, dans les caravanes, entre deux chantiers, nous avons bu à l’Amérique et à la liberté.
Puis j’ai abandonné ces gipsies des temps modernes pour d’autres itinérants : les moissonneurs venus des quatre coins du monde faucher le maïs et les blés et ainsi traverser par deux fois le pays et ses grandes plaines. J’ai croisé la route des champs qui finissent dans nos assiettes.
Plus loin, j’ai fait halte parmi les cowboys et les vaqueros du Nevada. Nous avons marqué les veaux, castrés des taureaux et bu du whisky encore. Le voyage se répète.

 

Seul le mur de l’océan arrête les vagues humaines. Fin du voyage. San Francisco, ville des « people in motion » est aussi la ville des femmes perdues, le port des nouveau départs… J’aimerais dire « Encore! » mais il me faut déjà bientôt rentrer.

 

Bon vent à vous et à bientôt,

 

Christophe Cousin
www.christophe-cousin.com


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Rediffusion cet été en clair sur Canal+ de :
Nomades Land au Niger : le mercredi 16 juillet à 12h50.
Nomades Land en Australie : le vendredi 1er août à 12h50.

Diffusion sur France Inter de :
« Sur la route des Utopies » : le dimanche 13 juillet de 15h à 16h.
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