juil
08

Bonjour,

 

Quatrième voyage « aux States ».
Mon parcours : un étrange zig-zag par l’Arizona, le Nouveau Mexique, le Colorado, le Nevada, à destination de la Californie et de San Francisco d’où je vous écris – La ville où l’on va-et-vient avec des fleurs plein la tête. Je me suis attaché cette fois à celui que je ne reconnaissais qu’une fois passé dans mon dos, cet Ouest que les géographes appellent : le vide intérieur. Mes guides : les hommes en mouvement.

 

Car « faire route aux Etats-Unis » est presque devenu un euphémisme. Le bitume est partout, la route s’adopte grâce au programme « adopt an highway », on dort part des motels (motor hotels), pendant que le pays entier continue de se remplir. Pleins de bouffe pour les hommes, pleins d’essence pour les caisses. Et on repart, gras et immobile dans son automobile. Seule l’idée de pouvoir enfin marcher au-delà l’horizon semble encore pouvoir attiser la gourmandise du voyageur.

 

 

A la frontière avec le Mexique, en compagnie de Mike l’indien Tohono qui approvisionne les clandestins sud-américains en eau, et contre les minutemens surveillants le mur, j’ai tenté d’apercevoir le rapport qu’entretiennent les américains avec leur territoire.
Avec les constructeurs de lignes à haute tension qui se succèdent aux constructeurs de lignes télégraphiques, j’ai revécu la conquête de l’Ouest. Les fils solitaires chantent toujours en plein désert. Et à leur rythme, dans les caravanes, entre deux chantiers, nous avons bu à l’Amérique et à la liberté.
Puis j’ai abandonné ces gipsies des temps modernes pour d’autres itinérants : les moissonneurs venus des quatre coins du monde faucher le maïs et les blés et ainsi traverser par deux fois le pays et ses grandes plaines. J’ai croisé la route des champs qui finissent dans nos assiettes.
Plus loin, j’ai fait halte parmi les cowboys et les vaqueros du Nevada. Nous avons marqué les veaux, castrés des taureaux et bu du whisky encore. Le voyage se répète.

 

Seul le mur de l’océan arrête les vagues humaines. Fin du voyage. San Francisco, ville des « people in motion » est aussi la ville des femmes perdues, le port des nouveau départs… J’aimerais dire « Encore! » mais il me faut déjà bientôt rentrer.

 

Bon vent à vous et à bientôt,

 

Christophe Cousin
www.christophe-cousin.com


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Rediffusion cet été en clair sur Canal+ de :
Nomades Land au Niger : le mercredi 16 juillet à 12h50.
Nomades Land en Australie : le vendredi 1er août à 12h50.

Diffusion sur France Inter de :
« Sur la route des Utopies » : le dimanche 13 juillet de 15h à 16h.
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(3) Commentaires       

Commentaires

smarchipont@free.fr le 8 juillet, 2008 a 11:54 #

Bravo Chris pour ces voyages et ton point de vue toujours insolite sur chacun des lieux où tu passes.
J’aime beaucoup cette amérique que tu décris dans des termes qui me touchent et me rappellent ces doux moments passés outre-atlantique.
L’issue de ton voyage chez l’oncle Sam est idéale: Frisco et sa baie splendide… un mélange de couleurs et de cultures suprenant !
Le soir avec la montée du brouillard, on bascule progressivement dans le rêve éveillé…
A bientôt pour tes nouvelles aventures.
Seb


Anonyme le 8 juillet, 2008 a 12:17 #

Très belles photos M. Hugo pour les photos : sens de la lumière, sensibilité du cadrage (j’ose supposer que c’est le caméraman…).
Très beaux mots M. Christophe, les States te mettent « definitly » en état d’inspiration. Et le « Sao Paulo Rain » irait très bien en illustration sonore, aussi, de San Francisco.
Bonne route à vous deux.
a.


PtitMousseDuWeb@hotmail.fr le 8 juillet, 2008 a 13:36 #

Nous aussi on vous souhaite Bon Vent et on vous remercie de votre sympathie. Ce fût un plaisir de lire vos actus et de visionner vos photos. Bonne continuation et à bientôt pour un nouveau projet.