juil
08
Posté le 08-07-2008
dans la catégorie Far West américain, Nomades Land, Actualité par christophe

Bonjour,

 

Quatrième voyage “aux States”.
Mon parcours : un étrange zig-zag par l’Arizona, le Nouveau Mexique, le Colorado, le Nevada, à destination de la Californie et de San Francisco d’où je vous écris - La ville où l’on va-et-vient avec des fleurs plein la tête. Je me suis attaché cette fois à celui que je ne reconnaissais qu’une fois passé dans mon dos, cet Ouest que les géographes appellent : le vide intérieur. Mes guides : les hommes en mouvement.

 

Car “faire route aux Etats-Unis” est presque devenu un euphémisme. Le bitume est partout, la route s’adopte grâce au programme “adopt an highway”, on dort part des motels (motor hotels), pendant que le pays entier continue de se remplir. Pleins de bouffe pour les hommes, pleins d’essence pour les caisses. Et on repart, gras et immobile dans son automobile. Seule l’idée de pouvoir enfin marcher au-delà l’horizon semble encore pouvoir attiser la gourmandise du voyageur.

 

 

A la frontière avec le Mexique, en compagnie de Mike l’indien Tohono qui approvisionne les clandestins sud-américains en eau, et contre les minutemens surveillants le mur, j’ai tenté d’apercevoir le rapport qu’entretiennent les américains avec leur territoire.
Avec les constructeurs de lignes à haute tension qui se succèdent aux constructeurs de lignes télégraphiques, j’ai revécu la conquête de l’Ouest. Les fils solitaires chantent toujours en plein désert. Et à leur rythme, dans les caravanes, entre deux chantiers, nous avons bu à l’Amérique et à la liberté.
Puis j’ai abandonné ces gipsies des temps modernes pour d’autres itinérants : les moissonneurs venus des quatre coins du monde faucher le maïs et les blés et ainsi traverser par deux fois le pays et ses grandes plaines. J’ai croisé la route des champs qui finissent dans nos assiettes.
Plus loin, j’ai fait halte parmi les cowboys et les vaqueros du Nevada. Nous avons marqué les veaux, castrés des taureaux et bu du whisky encore. Le voyage se répète.

 

Seul le mur de l’océan arrête les vagues humaines. Fin du voyage. San Francisco, ville des “people in motion” est aussi la ville des femmes perdues, le port des nouveau départs… J’aimerais dire “Encore!” mais il me faut déjà bientôt rentrer.

 

Bon vent à vous et à bientôt,

 

Christophe Cousin
www.christophe-cousin.com


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Rediffusion cet été en clair sur Canal+ de :
Nomades Land au Niger : le mercredi 16 juillet à 12h50.
Nomades Land en Australie : le vendredi 1er août à 12h50.

Diffusion sur France Inter de :
“Sur la route des Utopies” : le dimanche 13 juillet de 15h à 16h.
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juil
07
Posté le 07-07-2008
dans la catégorie Far West américain, Nomades Land, Actualité par christophe
La plupart de ces photos sont de Hugo Poulain. Merci à lui.
mai
07
Posté le 07-05-2008
dans la catégorie Far West Amazonien, Nomades Land, Actualité par christophe

“Certains se sont prêtés à dire de la vie qu’elle était un long fleuve tranquille.
Sur les eaux de l’Amazone et de ses affluents, rien de tel. Ah, bien sûr, comme ailleurs, on souhaiterait s’y la couler douce. Ceux qui y vivent, y aspirent. Mais tous transpirent à passer leur vie au tamis avec l’espoir de reléguer son sable au fleuve ; l’espoir de n’extraire de leur vie que des pépites ; et enfin d’éclairer ce territoire éternellement ombragé de leurs rêves nouveaux.

 

L’Amazonie : de l’eau et des Eldorados. Le Far West.
L’eau. La pureté d’une source, la grandeur dans la force de ses petits ruisseaux chantants, le courant des idées, le temps qui suit son cours, le cataclysme de la crue, les infections mortelles du marais, l’abandon de l’âme à son lit. Enfin, son cycle : naître, mourir, renaître.

 

L’Eldorado. Des conquérants utopistes qui espéraient remonter des rivières pour rencontrer enfin les légendaires cavalières amazones, trouver les mystérieuses cités d’or, la forêt vierge et son paradis perdu. Les temps ont changé, assez peu les rêves des hommes. Certains sont venus de très loin pour chercher l’or dans la boue, de jeunes piroguiers au péril de leurs vies s’accrochent aux gros bateaux pour vendre aux passagers quelques fruits : rêver d’ailleurs puis s’en sortir. Un caboclos part chasser l’anaconda pour sa peau et par plaisir, d’autres pêchent les poissons ornementaux qui finiront dans nos aquariums occidentaux. Les rêves se mondialisent.

 

Tous ces hommes sont au fil de l’eau. J’irai avec eux. Je progresserai sur l’eau comme s’il s’agissait du bitume. L’eau, synonyme de vie. Et je rencontrerai ces hommes rêvant d’or et de vies meilleures. Je veux m’imprégner de leur « Far West Amazonien ». Emprunter les rios – les petits chemins de traverse – plutôt que la large voie du fleuve.

Et j’irai, d’Eldorado en Eldorado.”

 

 

 

 

 

avr
20
Posté le 20-04-2008
dans la catégorie L'espace Australien, Nomades Land, Actualité par christophe

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Après trois avions et plus de 20 heures de voyage, j’arrive enfin en France. L’Amazonie fut à ce jour la destination la plus difficile de cette série “Nomades Land” rendant les conditions de tournage comme de voyage parfois périlleuses, mais j’en reviens le coeur encore chaud d’aventure.

 

 

 

Aujourd’hui dimanche 20 avril à 15h pour “Les Nouveaux Explorateurs”, Canal+ diffuse le film de mon précédent voyage en Australie à la conquête des “Nomades Land”.
Sur l’un des salars de l’immense station à montons de Glodenbo en Australie, nous choisissons avec Marco de tourner une séquence qui nous permettrait d’illustrer les dimensions du no man’s land australien à l’occasion d’un “rêve”. C’était sans compter sur la participation active de Georges, chef shearer mais aussi formidable compagnon de voyage qu’on trouve toujours au bout d’une cannette.

 

 

 

 

 

Plus tard en terre d’Arnhem, sur l’un des lieux les plus beaux de cette planète dont il faut peu pour penser qu’il s’agit d’un paradis, nous dégustons le requin pêché de la journée ainsi que quelques coquillages. Bonus vidéo donc, car ce que ne dit pas le film diffusé, c’est qu’en Australie, on mange des Caroowillis”.

 

 

 

 

 

La vie dans le bush est parfois rude. “En fait”, trois jours après le début du voyage, nos deux caméras avaient déjà rendu l’âme et nous tournions cette séquence avec une petite caméra A1 sans trop y croire alors que l’orage se formait au dessus de nos têtes. Pour le contenu, sujets sensibles s’abstenir.

 

 

 

avr
10
Posté le 10-04-2008
dans la catégorie Far West Amazonien, Nomades Land, Actualité par christophe

Peu de temps apres avoir embarque avec les militaires de la patrouille militaire antidrogue de Sao Gabriel de la Cocheira pour rejoindre Taracua en direction de la Colombie, notre bateau s est retourne dans les rapides imprevisibles du Rio Negro. 2 blesses parmi les militaires. Le reste de l equipe va bien. Une partie de l equipement est perdu. Avons pu rejoindre le rivage. Pause obligee a Sao Gabriel pour reprendre nos esprits. On essaye de poursuivre… A bientot.

avr
06
Posté le 06-04-2008
dans la catégorie Far West Amazonien, Nomades Land, Actualité par christophe

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Des nouvelles d’Amazonie et un dicton du jour …

 

” Qui se trouve en Amazonie début avril,
rentrera à la fin du mois avec les yeux qui brillent. “

 

(Soit que la fièvre de l’or vous aura gagné, soit que vous aurez le palludisme).

 

Voyage difficile sous les orages. Le rythme lent du Bresil charge pourtant l air de tous les ingredients necessaires au Far West. Je repars demain pour le Rio Negro… Sur la riviere de l acai et de la cocaine en direction de la frontiere colombienne.

A tres bientot j espere.

Chris

jan
31
Posté le 31-01-2008
dans la catégorie Nomades Land, Actualité par christophe


Bonus vidéo.

Deux rendez-vous en “Nomades Land” pour ce long week-end et pour les fidèles. L’un derrière votre écran, l’autre en vrai :

 

 

Sur Canal+ ce dimanche 3 février à 15h, je vous emmène parmi les Kirghizes des hauts plateaux de l’Aksaï au pied des Monts Célestes. (Plus d’infos et davantage de bonus vidéo sur la page des “Nouveaux Explorateurs” de Canal+).
Et pour les fondus de side-car Oural et d’épopées “bitumesques” : c’est ici : Bonus 2.

 

 

Lundi 4 février à 20h à la Maison des Mines - 270 rue Saint-Jacques - Paris 5ème, pour une projection de “Nomades Land au Niger” où nous irons ensemble jusqu’aux légendaires salines de Bilma dans le cadre des projections “Culture-aventure du lundi” organisées par François Picard. (Accès : RER B : Luxembourg / Port Royal. Bus : 21, 27, 38, 81/85 et 91).Heures et prix : 19h: ouverture au public de la librairie et de la buvette (accès gratuit).20h : début de la séance de la projection (5,50 euros).

A l’occasion de cette soirée Niger, je me ferai également un plaisir de signer quelques livres “Le bonheur au bout du guidon” et “Sur la route des Utopies“.

jan
31
Posté le 31-01-2008
dans la catégorie Nomades Land, Actualité par christophe

Ne me demandez pas de vous dire ce qu’il faut absolument emmener avec soi en voyage, ou ce qu’il ne faut absolument pas oublier, posséder, avoir pour telle ou telle destination… Je ne sais pas préparer un sac ou plutôt, je cultive l’art de cette merveilleuse incompétence. Savoir savourer ces quelques minutes d’avant-départ qui visent à s’emparer des quelques vêtements encore propres à disposition et des quelques livres encore intouchés que l’on engouffre dans son baluchon ne sont pas permises à tout le monde - certes - mais elles sont absolument délicieuses. Surtout privilégier le manque et l’oubli. Et se rappeler surtout que lorsqu’on n’a besoin de rien pour voyager, on est sûr de ne rien manquer. Au Kirghizstan par exemple, j’en ai même d’ailleurs profité pour rafraichir ma garde robe parisienne d’une dizaine de nouvelles (et uniques) paires de chaussettes des plus austères pour un euro à peine. Si Monod ne pouvait se séparer de sa bible, peut-être saurai-je simplement vous conseiller d’emporter avec vous son « Dictionnaire humaniste et pacifiste » qui se prête magnifiquement aux plateaux des Monts Célestes comme au bush Australien.

 

A la lettre “E” qui vaut également pour “Etre”, on y trouve d’ailleurs l’indexation “Explorateur (le nécessaire d’un)” et les recommandations propres à ceux qui veulent s’aventurer en terrains plus improbables :

 

“… Quant aux bagages, ils ne sont pas compliqués: mes burnous, une djellaba marocaine […], des sandales en peau d’oryx […], ou encore en peau de pneu d’auto, très utilisés par les indigènes et inusables, un mongesh. Il s’agit d’une pince à enlever les échardes, indispensable à tout va-nu-pieds en pays épineux. Une petite théière d’étain, un quart, une marmite, une bouilloire, des assiettes de fer battu, une cuillère (pas de fourchette, à quoi bon? c’est un engin de carnivore), un trépied en tringles à rideaux pour suspendre le chaudron, une petite outre à beurre fondu, des sacs de cuir pour le blé moulu, le gruau d’orge, le riz, les dattes sèches, les arachides ; enfin les peaux de bouc pour l’eau…”

 

Plus loin, Monod ajoute quand même:

“Tout cela est simple, mais la liste de ce qu’on emporte doit être préparée avec un soin extrême. Si quelque chose manque par la suite, pas moyen d’y remédier: la boutique la plus proche, où l’on pourrait trouver un bout de ficelle est à 500 kilomètres.

 

Etre ou avoir, il faut choisir.

déc
22
Posté le 22-12-2007
dans la catégorie L'espace Australien, Nomades Land, Actualité par christophe

Les savants de l’ancien temps ont longtemps cru à l’existence d’un troisième continent dans l’hémisphère Sud servant de contrepoids pour empêcher la Terre de basculer sur son axe. Ils ne s’étaient pas trompés : l’Australie avec ses 4000 kilomètres d’Est en Ouest, 3200km du Nord au Sud est un pays à la taille d’un continent pouvant contenir l’Europe toute entière.

Comment les hommes se sont-ils approprié le territoire ? Comment y évolue-t-on ?

Pour répondre à ces questionnements qui me poussent à explorer la Terre du Sud (Australia), j’emprunterai la route des pionniers au pied d’Adelaïde, en tournant le dos à l’océan et au grand Sud pour rejoindre la terre d’Arnhem, tout au Nord et les Aborigènes. Le voyage commence avec les outbackers, les blancs qui vivent dans l’arrière pays pour se prolonger chez les farmers qui cherchent à maîtriser leur territoire : au programme, des barrières à lapins et à dingos sur des dizaines de milliers de kilomètres, des road train affublés de remorques si nombreuses qu’ils ressemblent à des trains, des cowboys volants… En Australie, les fermes sont si grandes que les paysans sédentaires redeviennent nomades pour tenter de gérer leurs millions d’hectares. Enfin, au bout, tout au Nord, ceux dont les itinéraires sont ceux du rêve, les frontières celles du chant : les Aborigènes. Et un jour, à force d’aller toujours plus au nord, on finit par butter sur l’Océan… C’est ainsi qu’on traverse l’Australie.

 

nov
17
Posté le 17-11-2007
dans la catégorie Evenks de Yakoutie, Nomades Land par christophe

 

Les diffusions Nomades Land en Yakoutie :

yakoutie-programme-tv.jpg  

 

D’autres vidéos et photos disponibles sur le site de Canal+ : Les nouveaux explorateurs

 

Voilà bientôt 20 ans que j’entends le même discours : les peuples traditionnels sont sur le point de disparaitre, et parmi eux, les nomades achèveront bientôt leur course dans les limbes du bon souvenir. Comment donc appeler ce retour aux sources, ce retour à l’état de nature que je constate dans mes récents voyages. Les Evenks retournent à la forêt, les Kirghizes récemment attirés par la ville buttent contre le chômage mais ricochent encore pour retourner aux plateaux, aux moutons et aux bergères. Ainsi va la vie, ce recommencement permanent, cette aspiration qui conduit les clandestins à vivre un monde meilleur, cette fuite qui amène les réfugiés à quitter le leur. Dans le grand cloitre qu’est la planète Terre, les hommes en cage gesticulent. A quand le repos ?

 

A ce sujet, j’aime évoquer Théodore Monod le sage mais aussi l’infatigable. A peine arrivé au terme d’une journée de marche en plein désert, l’on dit qu’il ne pouvait s’empêcher de monter au haut d’une dune, rien qu’une dernière fois, pour voir de l’autre côté et espérer enfin trouver les traces de sa météorite ou la plante d’un autre temps, promesse d’un délicieux élixir. Croyons-y encore.

 

Et pour prolonger le voyage, invitons-nous au nouveau spectacle de la

 


Compagnie du Bredin
écriture et mise en scène Laurent Vacher et Benoit Di Marco

 

 

Le mystère de la météorite
d’après l’œuvre de Théodore Monod

 

 

Dans un espace vide, quatre personnages s’enthousiasment à raconter la progression de la pensée de Théodore Monod au fil de ses longues méharées. L’histoire pour laquelle ils se passionnent est celle du mystère de la météorite de Chinguetti, énigme qui perdure depuis des siècles et qui mit en émoi dès 1934 la communauté scientifique internationale.

Cette pièce écrite et mise en scène par Laurent Vacher et Benoît Di Marco s’inspire de la tradition du conte mauritanien et restitue de manière vibrante la pensée de cet homme de Foi.

 

Du 13 au 25 novembre au Théâtre Jean Arp de Clamart.
Pour plus d’informations :
http://www.theatrearp.com/

sept
24
Posté le 24-09-2007
dans la catégorie Kirghizes de l Aksaï par christophe

“Les chevaux sont les ailes de l’Homme” assurent les Kirghizes. Et j’ai bien failli voler, me confortant à l’idée que j’étais plus à l’aise juché au fait d’un chameau ou d’un yak que d’un cheval. Au Kirghizstan donc, on apprend à monter dès l’âge de trois ans comme ailleurs on se met au vélo. Mais on croit beaucoup à ce que l’on dit aussi. Au Kirghizstan, les légendes sont les ailes de la vérité. Chaque Kirghize vient d’un clan dont l’histoire aux formes de genèse se transmet de génération en génération. Ainsi, on est du clan du “petit homme”, de ceux qui “viennent du cerf”… Au Kirghizstan, on descend du loup comme ailleurs on descend du singe.

 

Il est une histoire qu’on aime croire quand on visite le Kirghizstan: ici, les hommes sont bons. On aime la croire tant on se plait à se perdre sur les grandes avenues de Bishkek, la capitale, le jour de l’indépendance ; à s’oublier sur les bords du Lac Issyk Kul lorsque l’aigle vole haut dans la montagne ; à s’abandonner sur la route de la soie en direction de Naryn à 10km à l’heure sur l’une des plus belles routes du monde, le camion chargé de 23 tonnes d’acier en direction de la Chine. Le Kirghizstan se vide de ses métaux, se remplit d’espoir et respire dur avant de vous livrer 3500m plus haut sur les hauts plateaux de l’Aksaï, unique demeure des 800 nomades qui vivent sous la yourte en attendant l’hiver… Mais voilà qu’il approche.

 

 

Souvenirs photographiques d’un pays merveilleux - Les photos sont du très respectueux Laurent Sbasnik, compagnon de route de cette belle aventure.

sept
01
Posté le 01-09-2007
dans la catégorie Kirghizes de l Aksaï, Nomades Land, Actualité par christophe

Bonus vidéo.

sept
01
Posté le 01-09-2007
dans la catégorie Kirghizes de l Aksaï, Nomades Land par christophe

Difference de temperature importante entre Roissy Charles de Gaulle et le petit aeroport de Bishkek, la capitale du Kirghisztan mais des plus agreables. Il faut bientot troquer la polaire contre la protection solaire indice 50. Ici, tout semble agreable, meme le nuage de polution qui recouvre la petite ville sovietique en ce 31 aout, fete nationale. C est qu on se souvient de l independance de 1991 et du jour ou l ange aux ailes deployees portant entre ses mains le tunduk (toit des tentes nomades kirghiszes) sur la grand place a remplace Lenine et son doigt pointe vers l avenir.

Le voyage ne fait que commencer, direction le lac Issy Khol et la route de la soie et des grands traffics ainsi que l Ak Sai et ses djailoos…

Depart dans 1 heure…

août
31
Posté le 31-08-2007
dans la catégorie Kirghizes de l Aksaï, Nomades Land par christophe

La route de la soie
Je vous emmène découvrir les vallées reculées des Monts Célestes à plus de 3000 m d’altitude, les rives du gigantesque lac Issyk Kul mais surtout les différents visages du peuple kirghize, de la culture ancestrale de ses nomades par ses villages de cavaliers émérites et ses campements de yourtes d’altitude ; à sa jeunesse de la capitale - Bichkek et ses immeubles soviétiques. Partager le quotidien des bergers d’altitude - Accompagner les nouveaux commerçants de la Route de la Soie. Chaque itinérance, chaque halte sera l’occasion de découvrir les symboles forts de la culture kirghize : ses chevaux, ses yourtes ou la chasse à l’aigle.

 

 

 

Itinéraire
Bishkek - Barksoon - Bokonbaiev - Kochgor - Sari Bulak - Naryn - At Bashi - Vallée de l’Ak Saï et hauts plateaux des monts Célestes en compagnie des nomades.

 

 

 

De délicieuses minutes
Ne me demandez pas de vous dire ce qu’il faut absolument emmener avec soi au Kirghizstan, ou ce qu’il ne faut absolument pas oublier… Je ne sais pas préparer un sac ou plutôt, je cultive l’art de ne pas savoir préparer un sac. Savoir savourer ces quelques minutes d’avant-départ qui visent à s’emparer des quelques vêtements encore propres à disposition et des quelques livres encore intouchés que l’on engouffre dans son baluchon ne sont pas permises à tout le monde - certes - mais elles sont absolument délicieuses. Et lorsqu’on n’a besoin de rien pour voyager, on est sûr de ne rien manquer. J’ai d’ailleurs là-bas profité du marché de Naryn pour ma garde robe parisienne : dix paires de chaussettes des plus austères pour à peine un euro. Si Monod ne pouvait se séparer de sa bible, peut-être saurai-je simplement vous conseiller d’emporter avec vous son « Dictionnaire humaniste et pacifiste » qui se prête magnifiquement aux plateaux des Monts Célestes.

 

 

 

Le cheval Kirghiz
Le cheval kirghiz, qui a si longtemps contribué à l’édification de la civilisation kirghize, était célèbre pour ses qualités exceptionnelles, comme en témoignent, aujourd’hui encore, les textes des Anciens, les récits des explorateurs, l’épopée et les chants. Ses capacités de résistance, d’endurance et d’adaptation à la haute montagne sont le résultat de la sélection naturelle et judicieuse que les nomades kirghiz ont effectuée au cours des siècles. Pourtant, le cheval kirghiz tend à disparaître. La fondation Kyrgyz Ate conduite par Jacqueline Ripart vise à redonner au cheval kirghiz sa place et son rôle dans le développement social et économique du pays. Elle organise tous les ans un festival qui vise à promouvoir tant le cheval kirghize que les traditions du pays. Plus d’infos sur : http://www.atchabysh.com

 

 

 

A cheval au bord du lac
Si vous souhaitez vous aussi vous balader en randonnée à cheval aux abords du lac Issy Kul, un personnage fort chaleureux et des plus accueillant vous réservera ses meilleures montures : Zauresh CHILABAEVA - Village de Barskoon - Issy Kul - Tel : +996 - 0773 87 25 81 - E-mail :  zaureshkg at gmail.com

 

 

 

L’aventure sans souci
Et pour prévoir vos vacances avec l’assurance de l’aventure sans souci, un kirghize devenu un ami : Munarbek K. KULDANBAEV - Baitik Batyr str. 6A-36, Bishkek - 720020 Kyrgyz Republic - Tel : +996 (0-312) 546502 - Mob : +996 (0-773) 432720 E-mail:  munarbek80 at rambler.ruwww.kirghizasia.com

 

 

mar
24
Posté le 24-03-2007
dans la catégorie Evenks de Yakoutie par christophe

L’Homme descend du singe – dit-on – et fort probablement aussi, d’un arbre. Depuis, il ne cesse d’évoluer, dans l’incertitude d’une herbe plus verte, d’une nouvelle cabane, parfois aussi d’un amour idéal. Inconsciemment et à force d’agitations, il fait de sa vie un voyage. J’ai déambulé comme beaucoup d’autres, deux ans et demi durant autour de la Terre, en quête du bonheur au bout d’un guidon, naïvement, tel un âne attiré par sa carotte et promis au bâton. Au retour, il me fallut naturellement repartir. Point de prétexte ni d’explication à cela, juste un tas d’excuses assez conséquentes pour en faire de nouvelles histoires. Sans doute pour m’expliquer mes propres itinérances, je m’attache donc depuis quelques mois aux raisons qui poussent l’Homme à avancer : l’envie, la peur, la nécessité mais aussi le sel, l’échange, les alpages… Par essence et par voie de faits, je me suis mis à explorer le monde des nomades et du même coup, à faire comme eux.

 

 

Un doux souvenir de ballots de laine en enfilade au dos d’une caravane de yaks me poussa à retrouver la trace des éleveurs de laine Pashmina des hauts plateaux du Changtang de l’Himalaya Indien. Puis, le sel de Bilma, le combat des touaregs pour la liberté, et les vaisseaux du Sahara s’imposèrent d’eux-mêmes. Enfin, la Yakoutie est la destination de mon troisième voyage. Près de cinq fois la France, l’une des régions les plus froides du monde en pleine Sibérie russe avec des températures atteignant les -60°C l’hiver, et un petit village pour seul repère : Olienek. Sous le régime communiste, il fut construit avec l’intention de sédentariser tout un peuple. Je m’attendais à y trouver des trappeurs se réchauffant à la vodka au coin des cabanes en rondins, d’ouvriers peu brillants au fond des mines de diamants, de marchands chinois d’ivoire de mammouths sur les placettes. J’espérais secrètement faire voyage dans le « Far North-Est sibérien » à quelques sauts de rivières gelées de là, sous le regard de Lénine, entre rennes et glaces, en plein cœur de la toundra, mon quotidien fut bien nomade. J’ai tenté de vivre avec les derniers Evenks, en bordure du cercle polaire arctique emportant avec moi cette question qui me taraudait depuis longtemps : « Que font les nomades au milieu de nulle part, lorsqu’ils ne voyagent pas et qu’il fait si froid ? ». Ils vont à la pêche en faisant des trous dans la glace, ils veillent les rennes et tuent le temps en jouant aux cartes. Mais surtout, il me semble qu’ils attendent que résonne l’appel de la forêt dans la lumière de la nuit boréale. Si l’écriture et le témoignage me sont indissociables du voyage, il en est pour qui l’image et le son leur sont nécessaires. C’est avec eux que je suis reparti, car cette aventure est aussi celle d’un film et de ses protagonistes sans qui mes mots resteraient d’encre.

 

 

Les derniers peuples nomades ne disparaissent pas sous le poids de la globalisation, ils renaissent, repartent, s’envolent vers de nouveaux horizons car l’homme voyageur sait mieux que quiconque s’adapter aux changements.

 

 

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