“Les chevaux sont les ailes de l’Homme” assurent les Kirghizes. Et j’ai bien failli voler, me confortant à l’idée que j’étais plus à l’aise juché au fait d’un chameau ou d’un yak que d’un cheval. Au Kirghizstan donc, on apprend à monter dès l’âge de trois ans comme ailleurs on se met au vélo. Mais on croit beaucoup à ce que l’on dit aussi. Au Kirghizstan, les légendes sont les ailes de la vérité. Chaque Kirghize vient d’un clan dont l’histoire aux formes de genèse se transmet de génération en génération. Ainsi, on est du clan du “petit homme”, de ceux qui “viennent du cerf”… Au Kirghizstan, on descend du loup comme ailleurs on descend du singe.
Il est une histoire qu’on aime croire quand on visite le Kirghizstan: ici, les hommes sont bons. On aime la croire tant on se plait à se perdre sur les grandes avenues de Bishkek, la capitale, le jour de l’indépendance ; à s’oublier sur les bords du Lac Issyk Kul lorsque l’aigle vole haut dans la montagne ; à s’abandonner sur la route de la soie en direction de Naryn à 10km à l’heure sur l’une des plus belles routes du monde, le camion chargé de 23 tonnes d’acier en direction de la Chine. Le Kirghizstan se vide de ses métaux, se remplit d’espoir et respire dur avant de vous livrer 3500m plus haut sur les hauts plateaux de l’Aksaï, unique demeure des 800 nomades qui vivent sous la yourte en attendant l’hiver… Mais voilà qu’il approche.
Souvenirs photographiques d’un pays merveilleux - Les photos sont du très respectueux Laurent Sbasnik, compagnon de route de cette belle aventure.
Bonus vidéo.
Difference de temperature importante entre Roissy Charles de Gaulle et le petit aeroport de Bishkek, la capitale du Kirghisztan mais des plus agreables. Il faut bientot troquer la polaire contre la protection solaire indice 50. Ici, tout semble agreable, meme le nuage de polution qui recouvre la petite ville sovietique en ce 31 aout, fete nationale. C est qu on se souvient de l independance de 1991 et du jour ou l ange aux ailes deployees portant entre ses mains le tunduk (toit des tentes nomades kirghiszes) sur la grand place a remplace Lenine et son doigt pointe vers l avenir.
Le voyage ne fait que commencer, direction le lac Issy Khol et la route de la soie et des grands traffics ainsi que l Ak Sai et ses djailoos…
Depart dans 1 heure…
La route de la soie
Je vous emmène découvrir les vallées reculées des Monts Célestes à plus de 3000 m d’altitude, les rives du gigantesque lac Issyk Kul mais surtout les différents visages du peuple kirghize, de la culture ancestrale de ses nomades par ses villages de cavaliers émérites et ses campements de yourtes d’altitude ; à sa jeunesse de la capitale - Bichkek et ses immeubles soviétiques. Partager le quotidien des bergers d’altitude - Accompagner les nouveaux commerçants de la Route de la Soie. Chaque itinérance, chaque halte sera l’occasion de découvrir les symboles forts de la culture kirghize : ses chevaux, ses yourtes ou la chasse à l’aigle.
Itinéraire
Bishkek - Barksoon - Bokonbaiev - Kochgor - Sari Bulak - Naryn - At Bashi - Vallée de l’Ak Saï et hauts plateaux des monts Célestes en compagnie des nomades.
De délicieuses minutes
Ne me demandez pas de vous dire ce qu’il faut absolument emmener avec soi au Kirghizstan, ou ce qu’il ne faut absolument pas oublier… Je ne sais pas préparer un sac ou plutôt, je cultive l’art de ne pas savoir préparer un sac. Savoir savourer ces quelques minutes d’avant-départ qui visent à s’emparer des quelques vêtements encore propres à disposition et des quelques livres encore intouchés que l’on engouffre dans son baluchon ne sont pas permises à tout le monde - certes - mais elles sont absolument délicieuses. Et lorsqu’on n’a besoin de rien pour voyager, on est sûr de ne rien manquer. J’ai d’ailleurs là-bas profité du marché de Naryn pour ma garde robe parisienne : dix paires de chaussettes des plus austères pour à peine un euro. Si Monod ne pouvait se séparer de sa bible, peut-être saurai-je simplement vous conseiller d’emporter avec vous son « Dictionnaire humaniste et pacifiste » qui se prête magnifiquement aux plateaux des Monts Célestes.
Le cheval Kirghiz
Le cheval kirghiz, qui a si longtemps contribué à l’édification de la civilisation kirghize, était célèbre pour ses qualités exceptionnelles, comme en témoignent, aujourd’hui encore, les textes des Anciens, les récits des explorateurs, l’épopée et les chants. Ses capacités de résistance, d’endurance et d’adaptation à la haute montagne sont le résultat de la sélection naturelle et judicieuse que les nomades kirghiz ont effectuée au cours des siècles. Pourtant, le cheval kirghiz tend à disparaître. La fondation Kyrgyz Ate conduite par Jacqueline Ripart vise à redonner au cheval kirghiz sa place et son rôle dans le développement social et économique du pays. Elle organise tous les ans un festival qui vise à promouvoir tant le cheval kirghize que les traditions du pays. Plus d’infos sur : http://www.atchabysh.com
A cheval au bord du lac
Si vous souhaitez vous aussi vous balader en randonnée à cheval aux abords du lac Issy Kul, un personnage fort chaleureux et des plus accueillant vous réservera ses meilleures montures : Zauresh CHILABAEVA - Village de Barskoon - Issy Kul - Tel : +996 - 0773 87 25 81 - E-mail : zaureshkg at gmail.com
L’aventure sans souci
Et pour prévoir vos vacances avec l’assurance de l’aventure sans souci, un kirghize devenu un ami : Munarbek K. KULDANBAEV - Baitik Batyr str. 6A-36, Bishkek - 720020 Kyrgyz Republic - Tel : +996 (0-312) 546502 - Mob : +996 (0-773) 432720 E-mail: munarbek80 at rambler.ru - www.kirghizasia.com