Bonjour,
Dans la même région du monde : l’Amazonie.
On déforeste pour trouver de l’or et Jésus s’inquiète du temps qu’il fait.
Pendant ce temps là en France. Aux terrasses des cafés, les jolies filles disent : “En mai, fais ce qu’il te plait”. Esprits libérés. Jours fériés. Les insurgés sont en vacances. Point le temps de songer au plaisir de faire la révolution. Ils avaient dit : “Sous les pavés : la plage”. Voilà qui est fait. La révolution est devenue une affaire bien trop dangereuse à mener. Un jour, on ne se souviendra même plus de mai 68 comme plus personne ne se souvient de “l’arbre de mai”.
L’arbre de mai : Arbre ou rameau enrubanné, planté durant la nuit du 30 avril au 1er mai, voire à toute autre date, devant le domicile d’une personne que l’on aime ou que l’on veut honorer. L’Eglise a dénoncé ces traditions à caractères prétendument aliénants, superstitieux, et même sataniques (rites sexuels de groupe, société troublée par la multiplicité des règles, absolutisation des esprits végétaux et animaux) en l’interdisant à l’occasion du Concile de Milan en 1579. Amen.
Alors je dis : “PLANTONS ! Et REPLANTONS !”.
Voilà quelques rendez-vous qui pourraient bien donner lieu à quelques virées nocturnes et forestières :
“Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu”.
Alfred de Musset - La Nuit de mai
A très bientôt,
Chris