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Posté le 23-09-2003
dans la catégorie Bonheur au bout du guidon, Inde par christophe

“Vendredi soir, j etais invite a une soiree chez un collegue de travail. On etait une bonne trentaine, rien que des cadres moyens ages de 25 a 40 ans. A un moment donne, il y a une connasse qui a commence a se deshabiller. Elle a ote son t shirt, puis son soutien gorge, puis sa jupe tout ca en faisant des mines incroyables. Elle a encore tournoye en petite culotte pendant quelques secondes, et puis elle a commence a se ressape, ne voyant plus quoi faire d autre. D ailleurs, c est une fille qui ne couche avec personne, Ce qui souligne bien l absurdite de son comportement”… J en etais la, je venais de commencer Extension du domaine de la lutte de Houellebecq et c est vrai que c etait absurde, on avait tous plus ou moins connu des connasses qui pour bien moins de raison seraient aller plus loin et qui auraient meme coucher… Ca aussi c etait decevant pensai je… Et puis, je fus rapidement tire de ma basse reflexion, on venait de frapper a la tente. Il etait bien 9 heures du soir ou bien 10, je ne sais plus lorsque 3 grosses roches furent lancees a bonne distance sur mon refuge.

J avais decide de dormir sous tente ce soir. Un peu de calme, un peu de repos, un peu de lecture. L endroit etait ideal, j etais au bord d un petit lac rouge, merveilleux endroit plat pour un repos reparateur. J avais bien entendu completement oubli cette regle qui ne peut pas s appliquer a l Inde :

“Prends un chemin de traverse au soleil couchant, moment ou personne ne te reverra plus jusqu au lendemain matin”…

Ici, passer innapercu est impossible. J avais donc du avoir la visite d une petite dizaine de locaux en soiree.

Mais voila, la premiere pierre s explosa sur mon velo ce qui me donna l alerte, la seconde se fracassa sur une saccoche et, si c avait du etre ma tete, je ne serais pas la a vous raconter! La troisieme avait roule jusqu au pied sans me heurter, quand a la quatrieme, d un plouff elle finit dans l eau, Puit venait de gagner sur Pierre.

J eteignis ma frontale, sorti discretement de la tente, mon couteau a la main et cette question en tete :

Serais je capable de lui en foutre un coup?

En situation de survie, je crois que la question ne se serait pas pose mais voila, les lascars etaient bien planques et devaient bien rigoler. Je balayai les alentours sans trouver personne et l evidence etait la, j aurais pu y rester, ils auraient pu me faire la peau et tout aurait pu s arreter la mais le sort en avait decide autrement. Il ne fallait pas manquer l occasion, je decampai de la et poursuivis ma route sur quelques kilometres avant d emprunter un nouveau chemin de traverse pour reflechir.

3 indiens arriverent bientot, c etait Bhim et ses amis. Je devais finir cette soiree mouvementee a 1 heure du matin, apres un bon repas et une longue explication, invitee par cette famille de simples paysans qui a leur maniere tenterent de s excuser. Les pauvres n y etaient pour rien, mais voila, parfois, tout commence par une reunion avec des collegues, une simple reunion de cadres moyens, et tout peu finir de facon decevente, tres decevente. Ce soir la, ce n etait pas le cas, l hospitalite venait de l emporter sur l absurde et le couteau, par chance, n avait pas eu a combattre la pierre.