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Au départ de ce voyage, j’avais un rêve: retrouver la caravane de laine pashmina des nomades croisés deux ans plus tôt sur les pistes du Ladakh durant mon tour du monde à vélo. Je retourne à Leh donc, la capitale du ladakh afin de me replonger dans l’Himalaya. Le vieux marché tibétain, les monastères, les moines itinérants, le bus Leh-Padum, mes mésaventures avec le amshi sont autant d’étapes et de personnages que j’ai aimé mettre et trouver sur mon chemin. Et sur le plateau du rupshu, je les trouve là, enfin, comme si de rien n’était… Une vingtaine de tentes… Ce sont eux, les nomades Chang Tang.

 

 

Réalisation Henri de Gerlache. Production Gédéon Programme.

Extrait du 52mn diffusé sur Canal+.

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Quelques musiques du film, magnifiquement composées par Charles de Moffarts – Sonix Audio Production:

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(4) Commentaires       

Commentaires

kriss_841@yahoo.com le 6 octobre, 2007 a 1:41 #

vraiment magnifique…je revis les moments passés sur les bords du lac Tsomoriri avec une certaine émotion..quel beau pays…étonnant, fantastique, peuplé de gens authentiquement vrais…et dont la générosité de coeur nous emplis…quelle leçon de vie !!! merci…


Anonyme le 1 février, 2008 a 12:38 #

encore un beau montage et une belle ambiance pour une destination qui m’attire….
belle leçon sur le temps, j’ai envie d’ajouter cette dimension à mon prochain voyage
merci à toi d’inspirer
merci pour l’emotion
merci pour ton regard sur le monde


fer_has@hotmail.fr le 16 août, 2008 a 21:46 #

jai raté pas mal de documents alors comment je vai faire pour les voir, il ya un moyen de telechargement?
super ce que tu fait.
merci


mariokekic@hotmail.com le 20 avril, 2009 a 14:29 #

Le Savoir suprême Histoire des Hommes depuis l’aube des temps racontée par un lama tibétain. A l’aube des temps, la terre n’était pas telle qu’elle est aujourd’hui. Elle tournait beaucoup plus près du soleil et en sens inverse. Dans son voisinage était une autre planète, en quelque sorte sa jumelle. Les jours étaient plus courts, aussi les hommes avaient l’impression de vivre plus longtemps, pendant des siècles. Le climat était plus chaud et , et la flore d’une luxuriance tropicale. La faune très variée était riche d’animaux aux formes gigantesques. La pesanteur était plus faible en raison de la différence de rotation de la terre. La taille de l’homme atteignait le double des sa taille actuelle encore qu’il ne fût qu’un pygmée comparé aux gens d’une autre race qui vivaient à ses cotés, des supers intellectuels qui appartenaient à une caste différente. Ces supers intellectuels gouvernaient la terre et ils apprirent beaucoup aux hommes, qui étaient alors comme des élèves soumis à l’autorité d’un maître bienveillant. Ils arrivait souvent à ces énormes géants de monter à bord d’engins de métal brillant qui sillonnaient le ciel. L’homme, cette pauvre créature ignorante qui n’en était encore qu’aux balbutiements de la raison raisonnante, était incapable de comprendre tout cela car son intelligence dépassait à peine celle des singes. Pendant des temps infinis, la vie sur terre suivit un cours paisible. La paix et l’harmonie régnait entre tous. Les hommes communiquaient entre eux par télépathie, sans avoir recours à la parole, qui n’était utilisée que pour les dialectes locaux. Puis les supers intellectuels qui dominaient l’homme de leur taille, se prirent de querelle. Des factions se formèrent, qui ne pouvaient se mettre d’accord sur certaines questions, exactement comme les nations d’aujourd’hui. Un des groupes gagna une autre partie du monde où il essaya d’imposer sa domination. Une guerre éclata. Les sur-hommes s’entretuèrent en s’infligeant mutuellement de grosses pertes au cours de féroces batailles. L’homme qui brûlait du désir de s’instruire, apprit l’art de la guerre, apprit à tuer. La terre, où la paix avait régné jusqu’alors, devint un enfer. Pendant de longues années les surhommes travaillèrent en secret, les uns comme les autres. Un jour une énorme explosion secoua la terre et la déplaça de son orbite. Des flammes rougeoyantes traversèrent le ciel et la terre fut entouré de fumée. Le tumulte cessa enfin mais pendant de long mois d’étranges signes qui frappaient les peuples de terreur apparurent dans le ciel. Venant des espaces infinis une planète s’approchait de la terre ; chaque jour, elle paraissait plus grande. Bientôt, il fut évident que la collision était inévitable. Des raz de marée déferlèrent sur la terre, de grands vents s’élevèrent et les jours et les nuits furent remplis des hurlements des tempêtes furieuses. La planète remplit alors tout le ciel, comme si elle allait bientôt tomber droit sur la terre. A mesure qu’elle s’approchait, de vastes étendues de terre ferme furent submergées sous les raz de marée. Des tremblements de terre secouèrent la surface du globe et, en un clin d’œil, des continents entiers furent engloutis. Alors la race des surhommes oublia ses querelles ; tous coururent à leur machines étincelantes et s’élancèrent dans le ciel, les tremblements continuaient ; des montagnes jaillissaient du sol, entraînant avec elles le fond des mers ; des terres en s’effondrant furent immédiatement recouvertes par les eaux. Les peuples fuyaient de tous cotés, éperdus de terreur, croyant que la fin du monde était arrivé. Pendant tout ce temps, les vents augmentaient de violence. Le tumulte devint de plus en plus intolérable, les nerfs des hommes cédèrent et la peur s’installa sur toute la surface du globe. La planète étrangère ne cessait de grandir et de se rapprocher, jusqu’au moment ou elle fut très proche de la terre. Alors, elle s’écrasa dans un bruit fracassant en même temps que jaillissait une étincelle électrique aveuglante. Des explosions se succédaient dans les cieux embrasés et des nuages d’un noir de suie transformèrent les jours en une interminable nuit d’épouvante. Le soleil lui même parut se figer d’horreur devant la catastrophe car, d’après les écrits des anciens, son disque rouge se maintint immobile, dit-on, pendant de long jours, cependant que de longues flammes jaillissaient de son centre. Les nuages noirs recouvrirent la terre et plongèrent le monde dans les ténèbres. Les vents soufflaient tantôt glacial, tantôt brûlants et des milliers de gens moururent de ces écarts continuels de la température. Du ciel tomba la Nourriture des Dieux, appelée parfois la Manne. Sans elle, les peuples ainsi que les animaux seraient mort de faim car les récoltes avaient été détruites, et il n’y avait plus rien à manger. Hommes et femmes erraient en quête d’un abri qui leur permis de reposer leur corps exténué, meurtri par les tempêtes et les terribles cataclysmes. Ils imploraient le ciel de leur envoyer le calme, le suppliant de les sauver. Mais la terre continuait à être agitée de secousses sismiques, les pluies à tomber à torrents et les déflagrations d’électricité à éclater dans l’espace sidéral. A mesure que le temps s’écoulait, et que les lourds nuages noirs s’éloignaient en grondant, le soleil devenait de plus en plus petit, comme s’il allait disparaître au loin. Tous pensant que le Dieu Soleil, le Dispensateur de la vie, les abandonnait, se mirent à hurler de peur. Mais, phénomène plus étrange encore, le soleil se déplaçait dans le ciel de l’est à l’ouest, au lieu de suivre sa trajectoire habituelle d’ouest en est. L’homme n’avait plus aucune notion du temps dont le cours ne pouvait être mesuré par suite de l’obscurcissement du soleil ; personnes même les plus sages, n’auraient pu situer l’époque ou tous ces évènements prirent place. Le ciel fut encore le siège d’un étrange phénomène : un monde y apparut, un monde énorme et gibbeux, de couleur jaunâtre, dont on put croire qu’il ,allait lui aussi s’ écraser sur la terre. Ce qui maintenant est connu de tous sous le nom de lune fit son apparition à cette époque, l’un des résultats de la collision entre les deux planètes. Plus tard, on devait découvrir en Sibérie un vaste cratère à l’endroit où vraisemblablement la surface du globe avait été défoncée lors de la collision et d’où peut-être, la lune a été arrachée. Avant celle ci, il existait une ville où une grande partie du savoir de la Race supérieure était conservée dans de grands bâtiments. Quand ils s’effondrèrent au cours du cataclysme, tous les secrets furent ensevelis sous des montagnes de décombres. Les sages des tribus savaient que sous ces amas étaient cachés des boites contenant des pièces uniques et des ouvrages gravés sur du métal. Ils savaient que tous le savoir du monde reposait sous ses ruines ; aussi entreprirent-ils des fouilles, pour tenter de sauver ce qu’ils pouvaient des anciens écrits, et en utilisant les connaissances de la Race supérieure, d’accroître leur puissance. Dans les années qui suivirent, les jours devinrent de plus en plus longs, jusqu’à atteindre une durée deux fois supérieure à celle d’avant le cataclysme. Puis la terre, accompagnée de la lune, la lune que nous connaissons, cet astre né d’une collision, se plaça sur sa nouvelle orbite. Elle continuait cependant à être secouée par des séismes, qu’accompagnaient de sourds grondements ; des montagnes s’élevaient et vomissaient des flammes et des rochers, semant ainsi la destruction. Un jour de grandes coulées de lave dévalèrent tout à coup le flanc des montagnes, ravageant tout sur leur passage et se refermant souvent sur les sources du savoir ; or, le métal sur lequel était gravée la plus grande partie des documents était suffisamment dur pour résister à la chaleur de la lave de sorte que celle-ci les protégea en les entourant d’une gangue de pierre poreuse. Un jour, cette gangue devait s’effriter sous l’effet du temps et révéler les trésors qu’elle contenait pour le bénéfice de ceux entre les mains desquels ils tomberaient. Mais ce jour ne devait arriver que beaucoup plus tard. Lorsque la terre s’affermit sur sa nouvelle orbite, le froid envahit graduellement la terre et les animaux moururent ou émigrèrent vers des climats plus chauds. Le mammouth et le brontosaure, incapables de s’adapter à de nouvelles conditions d’existence disparurent. De la glace tomba du ciel et les vents devinrent plus mordants. Le ciel, autrefois d’une pureté presque parfaite, se remplit de nuages. Le monde avait changé du tout au tout : la mer fut soumise à des marées alors qu’auparavant elle ressemblait à un lac tranquille, dont la surface n’était troublée que par le souffle du vent. Désormais d’énormes vagues se lançaient à l’assaut du ciel et pendant des années de gigantesques marées menacèrent d’engloutir les terres et les hommes. La voûte céleste n’était plus la même non plus. La nuit, d’étranges constellations remplaçaient les étoiles familières et la lune était très proche. De nouvelles religions prirent naissance et les prêtres de cette époque voulurent pour imposer leur autorité, donner leur versions des évènements. Préoccupés seulement de leur importance et de leur influence, ils se soucièrent fort peu de la race supérieure. Faute de pouvoir expliquer la genèse du cataclysme, ils l’attribuèrent à la colère divine, en affirmant que tous les hommes étaient conçus dans le péché. Avec le temps, la terre s’installa sur sa nouvelle orbite, les éléments se clamèrent et la stature des hommes diminua. Les siècles se succédèrent et les continents se stabilisèrent. De nombreuses races, surgies, pourrait-on dire, à titre expérimental, essayèrent de survivre sans y réussir, et disparurent laissant la place à d’autres. Une souche humaine plus résistante finit par se développer et ce fut le début d’une nouvelle civilisation ; celle-ci devait toujours garder au fond d’elle même dans une sorte de mémoire raciale, le souvenir d’une catastrophe épouvantable dont quelques cerveaux puissants essayèrent de retracer l’histoire. Pour lors, la pluie et le vent avaient accompli leur œuvre. Les vieux documents commencèrent à sortir des débris de lave solidifiée, et en les voyant, des habitants de la terre décidèrent de les réunirent et de les soumettre aux plus sages d’entre eux, lesquels, au prix de longs efforts, réussirent à en déchiffrer une partie. Dès qu’ils furent capables d’en lire et d’en comprendre quelques-uns, les savants de l’époque s’acharnèrent à en rechercher d’autres afin de combler leur lacunes et d’arriver à une compréhension d’ensemble. De grandes fouilles donnèrent de nombreux résultats intéressants. Alors, la nouvelle civilisation connut un réel développement. Des villes et des cités s’élevèrent un peu partout… et la science commença sa course au désastre. Elle se consacra à la destruction, en se mettant au service de certaine factions. On oublia tout à fait que l’homme peut vivre en paix et que la guerre porte en elle les germes des catastrophes les plus terribles. Pendant de longs siècles ; la science régna en maîtresse. Les prêtres posèrent aux hommes de sciences et éliminèrent tous ceux qui n’étaient pas prêtres eux-mêmes. Leur pouvoir s’accrut ; ils adorèrent la science et ne reculèrent devant rien pour assurer leur domination, écraser l’homme moyen et l’empêcher de réfléchir. Bientôt, ils se firent passer pour des dieux ; rien ne pouvait être fait sans leur autorisation. Ce qu’ils voulaient, ils s’en emparaient, sans que personne pût s’y opposer. A force de s’exercer, leur pouvoir grandit jusqu’à devenir presque illimité, tant ils avaient oublié que le pouvoir absolu corrompt toujours ceux qui le détiennent. De grands aéronefs sans ailes glissaient dans les airs, sans le moindre bruit, ou planaient immobiles, comme n’auraient pu le faire des oiseaux. Les savants avaient découvert comment maîtriser la pesanteur, l’antipesanteur et utiliser ces forces à leur profit. Un seul homme, muni d’un minuscule appareil tenu dans le creux de sa main, pouvait déplacer à son gré d’énormes blocs de pierre. Nul travail n’était trop pénible puisque les machines de l’homme fonctionnaient sans qu’il lui en coûta le moindre effort. De gigantesques engins sillonnaient la surface de la terre, mais rien ne bougeait sur la mer, il n’y avait, en effet, pour naviguer que ceux qui aimaient voyager lentement, tant leur plaisait le jeu du vent et des vagues. Tous les déplacements se faisaient par les airs, ou, s’ils étaient courts, par la voie terrestre. Des peuples émigrèrent dans certains coins de la terre et y établirent des colonies. Mais à cette époque, ils ne pouvaient plus communiquer par télépathie à la suite de la collision catastrophique. Ils ne parlaient plus un même langage ; les dialectes se multiplièrent, se différencièrent de plus en plus et finirent par donner naissance à ders langues incompréhensibles à ceux qui ne les connaissaient pas. Par suite de leur incapacité à communiquer et à se comprendre mutuellement, les peuples se prirent de querelles et des guerres éclatèrent. Des armes effrayantes furent inventées et les batailles firent rage sur toute la surface du globe. Hommes et femmes furent blessés et les terribles radiations qui étaient utilisés provoquèrent fortes mutations dans la race. Des années passèrent, et la lutte devint plus acharnée, le carnage plus effrayant. Partout des inventeurs, stimulés par leurs chefs, rivalisaient d’ardeur pour fabriquer des armes encore plus meurtrières. Les savants travaillaient avec acharnements pour mettre au point des engins d’une puissance offensive sans cesse plus redoutable. On cultiva des microbes infectieux que des avions volant à haute altitude lâchaient sur l’ennemi. Des bombes endommagèrent les canalisations d’égout, de sorte que la peste et des épidémies de toutes sortes ravagèrent la terre, frappant gens, animaux et plantes. La terre courait vers sa destruction. Dans une région lointaine, épargnée par la guerre, un groupe de prêtres clairvoyants, que la soif du pouvoir n’avaient pas corrompus, gravèrent sur de minces plaques d’or l’histoire de leur époque, ainsi que la carte des cieux et de la terre. Ils y consignèrent également les plus grands secrets de leur science et des avertissements solennels sur les dangers qu’encouraient ceux qui en feraient un mauvais usage. Il fallut de nombreuses années pour préparer ses plaques, après quoi, elles furent avec des spécimens des armes, des outils, des livres et de tous les objets utilisés à l’époque, cachés en certains endroits afin que l’humanité pût un, jour connaître son passé et, espérait-on, en tirer profit. Car, bien évidemment, ces prêtres connaissaient le cours que suivrait l’histoire ; ils savaient ce qui se passerait et qui arriva, comme ils l’avaient prédit. Une arme nouvelle fut mise au point et expérimentée. Un nuage fantastique s’éleva de la terre en tourbillonnant dans la stratosphère ; du coup, le globe fut brutalement secoué comme s’il allait basculé sur son axe. D’énormes murailles d’eau ,déferlèrent sur la terre, en balayant sur leur passage de nombreuses races humaines. Une fois de plus, des montagnes s’affaissèrent sous les eaux cependant que d’autres les remplaçaient. Un petit nombres d’hommes, de femmes et d’animaux, avertis à temps par les prêtres, eurent la vie sauve grâce à des bateaux construits à l’épreuve des gaz et des germes toxiques qui ravageaient la terre. D’autres soulevés avec les régions qu’ils habitaient, se retrouvèrent très haut dans les airs ; d’autres moins chanceux, entraînés dans les profondeurs, furent ensevelis sous les eaux, ou virent des montagnes se refermés sur leurs têtes. L’eau, le feu et les rayons de la mort firent des millions de victimes et il ne resta plus sur terre qu’un petit nombre d’humains, isolés les uns des autres selon les hasards du désastre. Rendus à moitié fous par la peur, ébranlés dans tout leur être par la terrible force de l’explosion, ils se cachèrent longtemps dans des cavernes et au sein d’épaisses forêts. Toute trace de culture avait disparu et ils revinrent à un état sauvage, comme au temps de la préhistoire, se couvrant de peaux de bêtes, s’enduisant le corps de jus de baies et s’armant de massues à la pointe de silex. De nouvelles tribus se rassemblèrent et errèrent sur cette nouvelle face du globe. Certains s’établirent dans ce qui est maintenant l’Egypte, d’autres en Chine ; quant aux hommes qui avaient habité les agréables abords du littoral, région où se plaisait fort la Race supérieure, ils se retrouvèrent soudainement à des milliers de mètres au dessus du niveau de la mer, sur une terre entouré par des montagnes aux neiges éternelles et qui se refroidissait rapidement. Il en mourut des milliers incapables de résister à cet air raréfié et au climat rigoureux. Ceux qui survécurent sont les ancêtres de la robuste race tibétaine moderne. C’est là que les prêtres clairvoyants avaient transportés leurs fines plaques d’or pour y graver tous leurs secrets ; Ces plaques, ainsi que des modèles de leurs production artistiques et artisanales avaient été enfouies dans de profondes cachettes creusées dans une caverne de montagne à l’intention de futures générations de prêtres. D’autres furent cachées dans une grande ville située sur les terres de Chang Tang. Bien que l’humanité fût revenue à un état sauvage, toute civilisation ne disparut pas pendant ces Années noires. Sur certains points isolés du globe, de petits groupes d’hommes et de femmes, plongés dans les ténèbres de la sauvagerie luttaient désespérément pour ne pas laisser mourir la connaissance, pour ne pas laissé s’éteindre la faible flamme de l’intelligence humaine. Au cours des siècles suivants, les religions évoluèrent beaucoup et de nombreuses recherches furent entreprises pour essayer de découvrir la vérité sur ce qui s’était passé. Or, pendant tout ce temps, dans les cavernes profondes du Tibet, était caché le Savoir suprême, gravé sur des plaques d’or incorruptibles, immortelles, attendant ceux qui les découvriraient et qui pourraient les déchiffrer. L’homme, une fois de plus évolua peu à peu ; l’obscurantisme recula ; la sauvagerie fit place à une demi-civilisation. Des progrès furent accomplis. De nouveau des cités s’élevèrent et des machines sillonnèrent le ciel. Les montagnes cessèrent une fois de plus d’être des obstacles et l’homme parcouru le monde sur terre et sur mer. Mais comme autrefois, les peuples, à mesure qu’augmentaient leur science et leur puissance, devinrent arrogants et se mirent à opprimer les plus faibles. Ce fut une époque de troubles, de haines, de persécutions et de recherches secrètes. Opprimés par des nations plus puissantes, les peuples faibles inventèrent des machines, et des guerres éclatèrent, des guerres qui devaient durer des années. De nouvelles armes encore plus terribles que les précédentes étaient sans cesse mise au point. Chaque camp s’efforçait de découvrir l’arme absolue et pendant ce temps, dans les cavernes du Tibet, était enfoui le savoir ! Et pendant tout ce temps, dans les hautes terres de Chang Tang, se dressait une grande cité déserte, sans défense, qui gardait en ses flancs le plus précieux savoir du monde, attendant la visite de ceux qui daigneraient y pénétrer, étalé sous leurs yeux… d’après le Lama Mingyar Dondup

MARIO KEKIC TIMEBUSTER


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